Avant-matchs

Le vétéran Nagatomo prêt à entrer dans l’histoire alors que le Japon dévoile son effectif pour la Coupe du Monde 2026

Yuto Nagatomo va écrire un chapitre unique dans l’histoire du football japonais. À 37 ans, le latéral droit a été sélectionné pour disputer sa cinquième Coupe du Monde, une première absolue pour un joueur japonais. Cette aventure qui a commencé en Afrique du Sud en 2010 se poursuit maintenant au États-Unis, au Mexique et au Canada, symbole d’une longévité exceptionnelle au plus haut niveau international.

L’Equipe et RMC Sport ont largement commenté cette annonce au Japon, soulignant que Nagatomo représente bien plus qu’un simple joueur pour le Samurai Blue. Pilier défensif depuis près de deux décennies, il aidel’équipe nationale à traverser les plus grandes compétition mondiales, accumulant plus de 150 sélections sous le maillot à la fleur de cerisier. Son expérience sera cruciale dans un groupe qui vise les quarts de finale après avoir atteint les huitièmes au Qatar en 2022.

Cependant, les préparatifs du sélectionneur Hajime Moriyasu sont marqués par deux absences de taille. Kaoru Mitoma, l’ailier de Brighton qui a illuminé la Premier League avec ses courses explosives et ses gestes techniques, a déclaré forfait en raison d’une blessure au mollet qui le prive du tournoi. Le joueur de 27 ans avait marqué 10 buts toutes competitions confondues cette saison, confirmant son statut d’un des attackants les plus redoutables d’Asie. Son absence laisse un vide considérable dans le secteur offensif nippon.

Wataru Endo, capitaine emblématique et joueur de Liverpool, souffre quant à lui d’une blessure au genou qui l’écarte également du mondial. Le milieu défensif de 31 ans avait hissé les Reds jusqu’en finale de la Ligue des Champions la saison passée, démontrant son importance capitale dans l’échiquier européen. Son leadership et sa capacité à dicter le rythme du jeu manqueront cruellement à l’équipe japonaise.

Face à ces difficultés, le Japon peut compter sur d’autres talents dont la formation en Europe. Daizen Maeda, révélation du Celtic Glasgow avec 27 buts en Scottish Premiership cette saison, pourrait endosser un rôle plus important dans l’animation offensive. Takehiro Tomiyasu, blessé lors des derniers rassemblements mais espéré apte, apporte une polyvalence précieuse aussi bien dans l’axe qu’exérieurement. Du côté de la Ligue 1 française, aucun japonais n’évolue actuellement dans l’élite hexagonale, mais plusieurs projets de transferts sont évoqués par les médias spécialisés.

Le défi qui attend le Japon dans ce Groupe E s’annonce particulièrement relevé. Les Samurai Blue devront idéalement se qualifier parmi les deux premiers pour atteindre les huitièmes de finale, une performance qui constituerait un exploit majeur au vu des circonstances actuelles. L’historique du pays en Coupe du Monde reste modeste avec un meilleur résultat quart de finaliste en 2010 et 2018.

Les attentes des supporters japonais, relayées par les journaux sportifs de Tokyo, oscillent entre confiance prudente et résignation face aux blessures. L’entraineur Moriyasu mise sur la solidarité collective et la tacticalité pour compenser les individuelles manquantes. Nagatomo, de son côté, a declarado lors d’une conférence de presse à Tokyo que cette cinquième participation représente « l’aboutissement d’un rêve d’enfant » et que « l’expérience accumulée servira l’équipe dans les moments difficiles ».

Le coup d’envoi du premier match du Japon dans cette compétition sera donné dans quelques semaines, et tout un pays observera si le record de longévité de Nagatomo pourra se transformer en succès collectif. Le football japonais attend toujours ce grand exploit qui le placerait définitivement parmi les nations majeures du ballon rond mondial.