Le Groupe G de la Coupe du Monde 2026 s’annonce comme l’un des plus ouverts et des plus piégeux de la phase de poules nord-américaine. Quatre sélections aux profils radicalement différents – l’Égypte des Pharaons portée par Mohamed Salah, l’Iran pragmatique du technicien Amir Ghalenoei, une Belgique en pleine recomposition et une Nouvelle-Zélande qui rêve de jouer les trouble-fêtes – se tiennent dans un mouchoir de poche au moment d’aborder les deux dernières journées de la phase de groupes. Le scénario est simple sur le papier mais diabolique dans son exécution : les quatre équipes peuvent encore mathématiquement croire à la première place, et trois d’entre elles ont des raisons sérieuses de viser au moins l’une des deux places qualificatives.
La Belgique, héritière de la génération dorée de la fin des années 2010, arrive à ce Mondial avec un statut de favori relatif plutôt qu’établi. La Roja a connu un automne 2025 compliqué, marqué par des blessures de cadres et l’arrivée d’un sélectionneur soucieux de relancer une dynamique collective. L’enjeu pour les Diables Rouges est clair : prendre au minimum quatre points sur les deux derniers matches pour sécuriser la première place du groupe, sous peine de voir revenir une Égypte qui transpire le football offensif dès qu’elle passe la ligne médiane. Tactiquement, Domenico Tedesco – ou son éventuel successeur selon les rumeurs persistantes – devra trancher entre une défense à trois, système historiquement apprécié dans le plat pays, et un bloc à quatre plus prudent face à la vitesse des ailiers iraniens.
L’Égypte, de son côté, aborde cette phase finale avec la confiance d’un champion d’Afrique en titre. Les Pharaons peuvent s’appuyer sur un Mohamed Salah toujours aussi tranchant en sélection, mais également sur une génération dorée évoluant pour la plupart dans les grands championnats européens. Trézéguet, Marmoush et Mostafa Mohamed offrent des profils complémentaires en attaque, tandis qu’au milieu Mohamed Elneny continue d’imprimer son rythme. Pour l’Égypte, l’équation est simple : un succès face à la Nouvelle-Zélande couplé à un résultat positif contre l’Iran ouvrirait grand les portes des huitièmes de finale. Un nul face aux Kiwis en revanche relancerait totalement la concurrence.
L’Iran, qualifié en tant que tête de série de la zone asiatique, demeure une équipe difficile à manier. Le 4-3-3 ghalenoeïen, très compact, repose sur une solidarité défensive remarquable et des contre-attaques chirurgicales. Les regards se tourneront naturellement vers Mehdi Taremi, longtemps décisif dans les qualifications. Pour Téhéran, l’objectif premier reste de passer le premier tour, ce qui n’est plus arrivé depuis 2014. Avec deux victoires possibles au programme, la Team Melli possède les cartes en main, mais devra se méfier d’une Belgique revancharde.
Enfin, la Nouvelle-Zélande arrive dans cette compétition sans complexe. Les All Whites ont impressionné par leur solidarité en qualifications OFC et plusieurs de leurs joueurs évoluent désormais en Europe du Nord. Répétant le défi historique des formations océaniennes, ils visent un premier point, voire un exploit retentissant. Pour les Néo-Zélandais, un nul face à l’une des trois autres formations transformerait la dernière journée en une finale à six points.
Pour la communauté francophone, ce groupe est l’occasion de soutenir l’Égypte, nombreux supporters maghrébins voyant les Pharaons comme un étendard africain. La Belgique, elle, garde un large public chez les fans francophones de Lille, Monaco ou des clubs belges partenaires. L’Iran, peu médiatisé en Europe, représente le parfum d’exotisme que la Coupe du Monde sait si bien exalter.
La dernière journée s’annonce bouillante : si la Belgique venait à s’incliner en Nouvelle-Zélande pendant que l’Égypte domptait l’Iran, les Diables Rouges pourraient se retrouver à la troisième place, scénario inimaginable il y a encore quelques mois. À l’inverse, une victoire belge combinée à un faux pas égyptien relancerait totalement la course à la première place. Le Groupe G illustre à merveille l’élargissement du Mondial à 48 équipes : plus de matchs, plus d’imprévus, et une marge d’erreur réduite pour les favoris. Rendez-vous est pris pour les dernières confrontations de la poule.
—
Kaynaklar / Sources:
1. [2026 World Cup Group G Scenarios, Standings: What Egypt, Iran, Belgium, New Zealand Need To Advance – FOX Sports](https://www.foxsports.com/stories/soccer/2026-world-cup-group-g-scenarios-standings-what-egypt-iran-belgium-new-zealand-need-to-advance)
2. [2026 World Cup Group L Scenarios, Standings: What England, Ghana, Croatia, Panama Need To Advance – FOX Sports](https://www.foxsports.com/stories/soccer/2026-world-cup-group-l-scenarios-standings-what-england-ghana-croatia-panama-need-to-advance)
3. [2026 World Cup Group H Scenarios, Standings: What Spain, Uruguay, Cape Verde, Saudi Arabia Need To Advance – FOX Sports](https://www.foxsports.com/stories/soccer/2026-world-cup-group-h-scenarios-standings-what-spain-uruguay-cape-verde-saudi-arabia-need-to-advance)
4. [Cristiano Ronaldo and Portugal searching for the go-ahead goal to overtake Colombia atop the Group K standings – FOX Sports](https://www.foxsports.com/stories/soccer/cristiano-ronaldo-portugal-colombia-group-k-standings-2026-world-cup)
Kaynaklar: GN: WC2026 Group Stage Draw · GN: Spain WC2026 · GN: Portugal WC2026 · GN: Belgium WC2026