Les Diables Rouges ont raté leur entrée dans la Coupe du monde 2026. Samedi soir au SoFi Stadium de Los Angeles, l’équipe belge a concédé un match nul 0-0 contre l’Iran, une rencontre marquée par l’exclusion d’un de ses joueurs clés en seconde période. Un début de campagne décevant pour une sélection qui figurait parmi les favorites de sa conférence avant le coup d’envoi.
La formation dirigée par Domenico Tedesco pensait avoir trouvé l’ouverture à la 67e minute, mais le but de Leandro Trossard a été annulé pour un hors-jeu minuscule après intervention de la VAR. Cette décision a brisé l’élan offensif belge, déjà peu inspiré dans le dernier tiers. Les Iraniens, organisés et disciplinés tactiquement, ont su exploiter le contexte favorable.
L’expulsion de Jason Kubicki à la 74e minute a changé la dynamique du match. Le milieu de terrain du Standard de Liège a reçu un second carton jaune pour une faute sur Mehdi Taremi, laissant ses coéquipiers à dix contre onze pendant près de vingt minutes. « C’est un coup dur pour nous », a déclaré le sélectionneur belge en conférence de presse d’après-match. « Nous devrons élever notre niveau de jeu dans les rencontres à venir. »
Cette contre-performance belge rappelle les difficultés rencontrées par les grandes nations européennes lors des premiers tours des mondiaux américains. En 1994, l’Allemagne avait été battue par la Bulgarie à Chicago avant de rebondir. La Belgique, finaliste de la dernière Ligue des nations, ne dispose pas de cette marge de manœuvre dans un groupe où chaque point compte.
Lesupporters belges présents au SoFi Stadium, estimés à plus de 15 000 selon les organisateurs, ont manifesté leur mécontentement lors des dernières minutes. Les images diffusées par RMC Sport montrent des tribunes en partie vides avant le coup de sifflet final. L’Equipe titre ce dimanche que « la Belgique a disparu du mondial naissant », soulignant l’absence criante de leadership technique au milieu de terrain.
Du côté iranien, ce nul représente une victoire morale significative. L’équipe de Amir Ghalenoei abordait cette rencontre après une préparation mouvementée, marquée par des tensions politiques autour de la sélection. Mehdi Taremi, auteur de 42 buts en 74 sélections, a été particulièrement menaçant sur les contre-attaques. Son tir cadré à la 89e minute aurait pu offrir les trois points à son équipe si Thibaut Courtois n’avait pas réalisé un arrêt décisif.
Les statistiques révèlent la domination iranienne dans les phases de transition : 12 contres menés contre seulement 4 pour la Belgique. La possession de balle (58% pour les Belges) n’a pas permis de créer des occasions nettes de but. Romelu Lukaku, transparent pendant 80 minutes, a été remplacé sans effusion, un signal inquiétant pour les ambitions belges.
La perspective française ajoute une dimension supplémentaire à cette rencontre. Plusieurs joueurs évoluant en Ligue 1 étaient alignés dans les deux équipes. Le Lyonnais Maxence Caqueret et le Monégasque Wissam Ben Yedder Suivi depuis Paris figuraient dans le groupe belge initial. Le Strasbourgeois Sega Coulibaly représentait l’Iran, illustrant la diversité des parcours qui convergent vers les mondiaux.
Ce résultat complique sérieusement la tâche de la Belgique en vue de la qualification. Avec seulement un point acquis et un joueur suspendu pour le prochain match, Tedesco devra revoir sa copie. L’histoire des mondiaux enseigne que les équipes démarrées lentement peinent souvent à trouver le rythme necessary pour aller loin dans la compétition. Les Diables Rouges disposent de deux matches restants pour inverser la tendance, mais le doute s’est installé.
Los Angeles, ville hôte du match d’ouverture en 1994, accueille désormais cette nouvelle ère du football mondial avec 48 équipes participantes pour la première fois. Le SoFi Stadium, cathédrale du football américain reconvertie pour l’occasion, a offert un cadre spectaculaire mais les prestations techniques n’ont pas atteint le niveau attendu. La Belgique doit désormais répondre présent lors de ses prochaines sorties sous peine de vivre un eliminatoire групповой phase cauchemardesque.